Il y a quelques jours je me souvenais d’un groupe que j’avais découvert en 2001, grâce à un album sensationnel intitulé : Animosity. Je veux bien entendu parler de Sevendust. J’avais quitté le groupe il y a, à peu près 3 ans après un très bon Alpha, qui m’avait marqué avec ces riffs lourds et sa double pédale plus présents que dans les opus précédents, et surtout par sa fin d’album exceptionnelle avec Agressionindissociable de Burn. L’album s’était placé direct à la 14ème place du Billboard avec 42 000 copies écoulées en une semaine. Autant dire que la barre est haute.
Nous voilà en 2010 et que découvre-je ? Deux nouveaux albums ? Un de 2008 et un dernier d’à peine un mois ! Magnifique,
je respecte la chronologie et me met à l’écoute de Chapter VII : Hope &
Sorrow, tout ouïe et le cœur emplit de joie.
Pour les utilisateurs de Spotify, suivez ce lien pour ecouter l'album : Sevendust – Chapter VII: Hope & Sorrow
Voici la liste des pistes :
1 - Inside
2 - Enough
3 - Hope
4 - Scapegoat
5 - Fear
6 - The Past
7 - Prodigal Son
8 - Lifeless
9 - Sorrow
10 - Contradiction
11- Walk Away
Les 5 boys d’Atlanta commencent avec une intro psychédélique beaucoup plus longue qu’à leur habitude, mais qui fait admirablement monter la pression, on se croirait dans une vieille usine abandonnée avec des fils électriques dénudés crachant le peu d’énergie qui leur reste. Puis les bruits s’accélèrent, une guitare se fait entendre suivie de la batterie étouffée, un peu dans le style de l’intro de The Root of All Evil de Dream Theater. Soudain tout s’emballe, une seconde de silence, et toute la rage et la furie de Sevendust éclatent, disto à fond et double pédale qui martèle le tempo. Morgan Rose à la batterie est au rendez vous avec une ligne de drums marquant mes tympans puis arrive Lajon Witherspoon, sa voix inchangée continue à faire des merveilles. Vient le refrain, plus calme, mais fidèle au style du groupe, puis un des fameux bridges à la Sevendust pointe le bout de son nez, et me fait dresser l’échine tellement l’intensité est grande : La batterie et la basse explosent en accompagnant les riffs rapides, précis et entrecoupés des 2 guitaristes. Un des meilleurs bridges de l’album. La piste s’achève sur la reprise de ce dernier, précédée par un épisode plus doux. Si ça continue ainsi, la relève d’Alpha est plus qu’assurée !
Ce septième chapitre enchaine rapidement avec une petite intro douce et onirique, qui débouche sur une entrée en matière des musiciens de Géorgie
plutôt classique avec des riffs légers, suivie d’un pont puissant précédant le couplet de pur Sevendust. Le hachage des guitares fusionne avec les paroles et la batterie qui occupent parfaitement
les blancs laissés. Lajon nous propulse vers la fin du morceau avec un « Too much is never enough! » répété et répété encore, poussant sa voix comme on l’aime. Une outro rondemment
ménée à coup de riffs solides conclura Enough, effectivement ce n’est pas « enough », on en veut encore !
Et ça tombe bien on enchaine avec Hope, qui suit sans coupure. Le groupe a mis un point d’honneur à avancer dans l’album sans
interruption, comme si l’on parcourait un livre. La prochaine page est un concentré d’émotions, avec un gros effort sur la voix de background, qui, associée au chanteur attitré, donne à la piste
une énorme intensité. On commence par un réveil progressif, dans tous les sens du terme, car il est vrai que Sevendust, sur certaines pistes (dont celle-ci) flirte avec le style progressif. Le
chorus arrive et explose avec des riffs mélancoliques mais fermes qui accentués par le « SAVE ME ! », donne tout son sens au titre de la chanson. Sur cela surgit le
1er solo de l’album, joué
par Mark Tremonti, guitariste soliste de Creed et d’Alter Bridge, un des invités de cet album, qui semble comme nous tirer vers le haut, surtout sur la 2ème partie ou la double pédale intervient pour marteler un combat
féroce entre Lajon criant son désespoir et cette voix qui hurle et supplie de la sauver, pour finir sur le fameux « Save me ! ». L’espoir est-il parti ? Surement pas !
Car se profile Scapegoat.
Si Sevendust était un peu (je dis bien un peu) sorti de son nid douillet, il y retourne immédiatement pour nous proposer une piste dans la stricte lignée d’Alpha où chaque musicien montre ce qu’il sait faire. Ca commence
par une montée en pression, une brève détonation, puis le départ est donné. A la baguette Sonny Mayo, lead guitarist, qui conduit tout ce beau monde vers un solo d’une vigueur
exceptionnelle. Un de mes moments préférés de l’album, non pas par la dextérité dans l’exécution, mais par une rage dégagée assez impressionnante.
On reste en terrain connu, avec pour cœur de l’album une track solide, sous le nom de Fear, qui nous fait avancer avec panache. Morgan Rose nous montre qu’il faut compter sur lui, non
pas uniquement pour les lyrics, mais aussi sur la structure des chansons. En effet les lignes de batterie qu’il propose sont époustouflantes.
Nous voilà maintenant à plus de la moitié de l’album avec
The Past , une balade en duo avec Chris Daughtry
du groupe qui porte son nom de famille, qui malgré le changement de style un peu inattendu, passe bien, l’émotion des paroles est bien ressentie, et cette ouverture vers l’extérieur est plutôt
rentabilisée.
Comme on le sait, un radoucissement ne peut annoncer que la tempête par la suite. Et ça ne loupe pas. Prodigal
Son commence énergiquement avec de bons riffs nous rappelant qu’on n’est pas chez Green Day mais bel et bien chez
Sevendust bordel ! Toujours ce découpage musical et précis des couplets, annonçant un refrain doux. Le chanteur ne pousse pas trop et fait un réel effort pour garder sa voix
« clean » qui rend convenablement la dimension lyrique de cette piste à propos d’un fils, grandi dans sa tête et dans son cœur, qui annonce son retour. Un petit solo sympatoche viendra
conclure cette piste, nous laissant progresser vers la suite de l’album.
Je suis plutôt convaincu par le début, le cœur de l’album est, niveau intensité, un demi ton en dessous, des quatre premières tracks. J’espère tout de même un sursaut des mecs d’Atlanta. Même si
je pense que ce freinage est une volonté affirmée, marquant le passage de l’espoir à la peine, car oui il ne faut pas oublier le titre de l’album.
La 8ème de l’album,
s’intitulant Lifeless, reflète bien
cette perte d’énergie. Les couplets sont courts, ténébreux et peu prononcés par les instruments. Les bridges sont en clean uniquement et sans batterie et annoncent tour à tour soit le
refrain, plutôt avec une touche positive, soit un couplet plus sombre. En conclusion on a le droit à une outro pur Sevendust. Au final, une piste cohérente, sans grande
prétention.
On se dirige sérieusement vers la fin, avec Sorrow qui marque donc la 2ème grande partie de cet album. En corrélation avec son titre, on commence doucement, la
présence de la basse est marquante, et alourdit le poids de la tonalité générale. On arrive vers un chorus poignant repris en simultanée par Lajon Witherspoonet Myles Kennedy, front-man d’Alter Bridge, entre autres. L’émotion est d’autant plus forte que la présence de cordes se fait entendre. Comme par
magie la chanson prend une forme plus moelleuse, qui malheureusement ne fait pas tout. A mon humble avis, il manque un petit quelque chose niveau intensité, surtout pour une chanson parlant du
désespoir et de la peine. Les guests ne font pas tout, messieurs !
Sur cela débouche Contradiction, où après la fameuse petite intro « made by computers », les guitaristes y vont de bon cœur, surtout Vincent Hornsby, qui nous assassine
de gros coups de basse ! Même si la complexité de la composition n’est pas unique, on y trouve de bons passages, notamment le refrain que je trouve assez entrainant, en particulier à cause
du « Don’t defend what you didn’t say. Another taste for confilct anyway. » que nous assène le chanteur. On notera sur la fin, la fameuse petite feinte « vous croyez que
c’est fini ? Hé bah non, on vous ressort les gros riffs finaux».
Moi qui attendais une finale dans le style
d’Alpha, à la
Burn+Agression, ce n’est pas pour cette fois… à moins que le dernier
titre, Walk Away, me surprenne, avec
ses 6min35 !
Ca commence dur, avec une intro correctement imprégnée de Heavy puis on file direct sur du Sevendust hand-made sur les ponts, pour déboucher sur un refrain costaud et revivifiant après tous ces
épisodes un peu tristounets. Vers le milieu surgit une petite folie de Mayo, cassée soudainement pour passer sur du clean. De la bonne transition brutale comme on l’aime, pour ensuite repartir
sur le chorus. Il aura fallu attendre jusqu’à la dernière piste pour voir toutes les facettes du groupe. En guise d’outro et d’adieux, on a un passage super rafraichissant à l’acoustique et au
piano d’un peu plus d’une minute trente.
En conclusion, Sevendust, pour ce 7ème chapitre de leur discographie, nous offrent du bon son, et essaient de nouvelles choses,
notamment avec la présence d’invités à différentes positions de l’album. Cependant ils restent bien dans leur lignée et poursuivent leur chemin dans l’alternative, en lorgnant un tout petit peu
du coté du progressif. Je n’en viendrai pas à regretter Alpha, auquel j’ai comparé cet opus à de nombreuses reprises, ce qui est une bonne chose !
Niveau technique rien à dire, les artistes n’ont pas chômé, ça c’est sur ! Et ça se sent énormément, et tout le long ! Les compos sont solides et le rythme est, sur certaines, carrément
diabolique.
Le léger arrêt du coté de la ballade est à creuser. Je dis pourquoi pas, cela permet de poser l’album à un point, plutôt que de bombarder les oreilles de double pédale et de disto pendant 40
minutes.
Pour moi c’est une réussite, pas complète, mais une réussite quand même. Le début est vraiment accrocheur, ralentit un peu trop à mon gout (que ce soit rythme ou intensité), pour repartir vers la
toute fin.
Si j’avais du lui mettre une note, je lui aurais attribué un 7/10.
A conseiller fortement !



Dans Brothers in
Armes : Hell's Highway, vous incarnez Matt Baker, un sergent au commande d'une dizaine de soldats près à tout pour sauvez le monde de l'Allemagne nazie(quitte à se faire déchiquetter). Le théâtre
d'opération se base à Eindhoven en Suède durant la terrible opération de Market Garden (qui c'est fini par la défaite des alliés...) Bref on sent que le jeu va être dur, sanglant, mais terriblement
immersif. C'est bien pour ça, je pense, que ce nouvel opus de la série s'appele Hell's Highway(littéralement: l'autoroute de l'Enfer).
Tout d'abord pour commencer, des nouvelles de Scandinavie, j'entends par la de Suede. Les developpeurs de chez
Maintenant on change de studio, et on se dirige vers